<< #3 NOVI SAD

> RUES, QUAIS - ARTISNOTDEAD

>> « le cœur de la ville ».
"En Europe de l'Ouest et dans les Balkans, les Serbes sont encore trop souvent associés à la guerre, au nationalisme, aux trafics en tout genre... Cette image qui leur colle à la peau est souvent instrumentalisée et a un effet désastreux sur le pays et ses habitants. Profitant du cadre international du festival nous avons voulu créer un espace d'expression positif ouvert aux passants de Novi Sad. Concrètement nous avons dessiné au bord du Danube une série de cœurs vides et nous avons invité les gens à les remplir. Le projet a connu un succès inattendu à tel point que nous avons dû racheter de nombreux pots de peintures malgré la tombée de la nuit les peintres de toutes les générations ont continué à peindre. Chacun des cœurs peints a été photographié puis envoyé sous forme de carte postale (soit une cinquantaine de modèles différents) aux institutions et aux ambassades." Artisnotdead

"In the Western Europe and the Balkans the Serbs are too often associated to war, nationalism, and trafficking… This all too simple image is often used with a disastrous effect on the country and the people. Taking advantage of the international status of the festival we wanted to create for all pedestrians of Novi Sad a positive open space of expression. We drew along the Danube a series empty heart shapes that we have invited the people to fill. The project had a spectacular success so that we had to buy many cans of paint as the painters of all ages continued to paint despite the nightfall. Each painted heart was photographed and sent as a postal card (that is more than fifty different images) to public institutions and embassies." Artisnotdead

>>"histoires de villes ", poèmes graffitis.
Au centre de Novi Sad (Serbie), Artisnotdead et puls1000 ont crée des histoires un peu spéciales sur les trottoirs de la ville. Elles mélangeaient des révoltes, des déclarations d’amour, des luttes politiques, des frustrations, de la fierté ou de l’humour. Sur les murs de Belgrade et de Novi Sad, les graffitis noircissent ou éclairent les façades et les trottoirs. Ces messages, tout le monde là-bas les connaît sans les connaître, les voit sans les voir. Ils s’étalent un peu partout et résonnent comme un écho perdu entre les blocs, les murs et les maisons.
Nous sommes aller les récolter en les photographiant en centre ville comme dans les quartiers périphériques. Nous en avons recueilli plus de 300. Afin de transformer cette matière brute en histoires et en poésies nous nous sommes inspirés du jeu surréaliste le « cadavre exquis » en attribuant à chaque graffiti un numéro. Chacun d’entre nous ainsi que quelques amis ont annoncé une série de 7 chiffres (ex : 153, 56, 72…). Ce procédé nous a permis d’assembler les messages récoltés en respectant le contenu, la langue choisie par les auteurs et l’ordre d’apparition. Par cette technique nous avons composé une trentaine de textes à la croisée des chemins entre la poésie surréaliste et la réalité socioculturelle de ces deux métropoles. Exemple « Nous sommes en voyages/ nous sommes les plus forts/ allez princesse/ ne donne pas EXIT.(festival international de musique se déroulant à Novi Sad en juillet) »